Vos questions
Q: Vous nous parlez de tourisme solidaire, équitable...Pensez-vous qu'il existe réellement un tourisme humanitaire aujourd’hui ?
R: je pense aujourd’hui, le mieux que on puisse faire est de limiter les dégâts. Une meilleure prise de conscience des nuisances du tourisme pourrait permettre à des "opérateurs" nationaux ou étranger de construire un tourisme respectueux et valorisant pour le pays. Notre travail c’est d’accompagner les guides avec qui on travaille dans la conception de leurs circuits, et les formés aux principes du tourisme responsable. A nos yeux le véritable problème reste le décalage économique, et culturel qu'il existe entre le "visité" et le "visiteur". Les abus viennent de là. Et c’est là notre grande mission, faire prendre conscience à nos voyageurs de ce décalage. Sinon bien sûr reste à supprimer toute forme de "voyage".
Q : Aujourd’hui beaucoup d’opérateurs, pour faire des affaires tout en se donnant bonne conscience, nous disent qu’ils ont signé telle charte ou.. Comment on peut vous faire confiance ?
R: Pour revenir à l’idée d’un moyen détourné pour les opérateurs de faire des affaires tout en se donnant bonne conscience… On parle encore ici de « politiquement correct ».
Ferré disait « Renault ou Peugeot envoie des ouvriers dans des usines et font du fric avec eux, moi j’envoie mes idées dans la rue… et je fais du fric avec elles. Ca te gêne…Moi non ! »
Refuser ou jeter des clients parce qu’ils ne correspondent pas à sa « bonne conscience » n’est pas très commercial… Mais au moins ça prouve qu’ils ont une conscience et c’est un début à encourager. Sinon, sans conscience on fait pire et l’on se gave sans que personne n’a rien à redire.
Pour votre question «comment vous pouvez nous faire confiance !! »
Aujourd’hui nous sommes conscient du fait que la grande difficulté est d'avoir d'une part une démarche commerciale et d'autre part une démarche humanitaire. Il y a évidemment conflit entre ces deux objectifs. L’idéal serait d’accepter la démarche commerciale, et de la confier à une personne ou une entité dont la mission serait de faire de l’argent avec des « touristes » pour qu’une autre personne ou entité l’utilise pour l’humanitaire. C’est pourquoi nos partenaires au Maroc sont des agences de voyage et des associations de développement locales, ainsi une partie du prix de séjour que propose l’agence aide aux financements de l’association locale, je vous le confirme cela demande un certain cynisme, mais certainement c’est la meilleurs idée.
Je pense qu’il y a vraiment un travail de recherche à faire là dessus et qu’il devrait être suivis d’une action militante en se disant que si ceux qui ont conscience ne font rien on laisse la part belle aux « tordus » sans conscience…. Et là on devient vraiment complice ….
Q : Si on veut vraiment combattre les inégalités et les atteintes à l’environnement au niveau planétaire, peut-on se contenter d’offrir des produits touristiques solidaires ou doit-on les considérer comme une étape sur une longue route de remise en question ?
R: Le but de notre démarche ( Safar association ) c'est la création d'emplois directs et indirects pour justement permettre un développement durable, et nous pensons qu'un tourisme, qui s'inscrit dans une stratégie de développement durable des régions où il intervient est une solution.
R: je pense aujourd’hui, le mieux que on puisse faire est de limiter les dégâts. Une meilleure prise de conscience des nuisances du tourisme pourrait permettre à des "opérateurs" nationaux ou étranger de construire un tourisme respectueux et valorisant pour le pays. Notre travail c’est d’accompagner les guides avec qui on travaille dans la conception de leurs circuits, et les formés aux principes du tourisme responsable. A nos yeux le véritable problème reste le décalage économique, et culturel qu'il existe entre le "visité" et le "visiteur". Les abus viennent de là. Et c’est là notre grande mission, faire prendre conscience à nos voyageurs de ce décalage. Sinon bien sûr reste à supprimer toute forme de "voyage".
Q : Aujourd’hui beaucoup d’opérateurs, pour faire des affaires tout en se donnant bonne conscience, nous disent qu’ils ont signé telle charte ou.. Comment on peut vous faire confiance ?
R: Pour revenir à l’idée d’un moyen détourné pour les opérateurs de faire des affaires tout en se donnant bonne conscience… On parle encore ici de « politiquement correct ».
Ferré disait « Renault ou Peugeot envoie des ouvriers dans des usines et font du fric avec eux, moi j’envoie mes idées dans la rue… et je fais du fric avec elles. Ca te gêne…Moi non ! »
Refuser ou jeter des clients parce qu’ils ne correspondent pas à sa « bonne conscience » n’est pas très commercial… Mais au moins ça prouve qu’ils ont une conscience et c’est un début à encourager. Sinon, sans conscience on fait pire et l’on se gave sans que personne n’a rien à redire.
Pour votre question «comment vous pouvez nous faire confiance !! »
Aujourd’hui nous sommes conscient du fait que la grande difficulté est d'avoir d'une part une démarche commerciale et d'autre part une démarche humanitaire. Il y a évidemment conflit entre ces deux objectifs. L’idéal serait d’accepter la démarche commerciale, et de la confier à une personne ou une entité dont la mission serait de faire de l’argent avec des « touristes » pour qu’une autre personne ou entité l’utilise pour l’humanitaire. C’est pourquoi nos partenaires au Maroc sont des agences de voyage et des associations de développement locales, ainsi une partie du prix de séjour que propose l’agence aide aux financements de l’association locale, je vous le confirme cela demande un certain cynisme, mais certainement c’est la meilleurs idée.
Je pense qu’il y a vraiment un travail de recherche à faire là dessus et qu’il devrait être suivis d’une action militante en se disant que si ceux qui ont conscience ne font rien on laisse la part belle aux « tordus » sans conscience…. Et là on devient vraiment complice ….
Q : Si on veut vraiment combattre les inégalités et les atteintes à l’environnement au niveau planétaire, peut-on se contenter d’offrir des produits touristiques solidaires ou doit-on les considérer comme une étape sur une longue route de remise en question ?
R: Le but de notre démarche ( Safar association ) c'est la création d'emplois directs et indirects pour justement permettre un développement durable, et nous pensons qu'un tourisme, qui s'inscrit dans une stratégie de développement durable des régions où il intervient est une solution.

1 Comments:
At 05 octobre, 2005 14:57,
Cécé said…
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